Les réseaux asociaux…

Ou la dérive d’une jeunesse en quête de repères

Facebook, Snapchat, YouTube, Twitter, Instagram… sont entrés dans notre quotidien.

Nouveaux miroir aux alouettes 2.0 ou amplificateurs d’émotions, les réseaux sociaux sont devenus autant de fenêtres intrusives dans l’intimité des familles et de la vie de leurs enfants. Les chantres du numérique nous font les louanges du digital, voire de la digitalisation de nos sociétés déjà de moins en moins ancrées dans des repères qu’on a pris le soin d’effacer.

Les médias comme les politiciens érigent en exemple les réussites de start-ups, comme de jeunes « youtubers » ayant trouvé le filon sur le net. Des artistes auraient vu leur notoriété naître sur la toile. Les plateaux de télévision font l’éloge de ce succès en termes de clips visionnés ou de pages lues ou de blogs « followers ».

Qu’en est-il de la réalité ?

Pourquoi ne parle-t-on pas de l’envers du décor ? Comment peut-on prétendre avec quelques exceptions faire croire à une réalité accessible à tous, alors qu’on ne surfe que sur le rêve et des désirs qui pour la plupart resteront inassouvis ?

Quelques faits divers nous arrachent néanmoins aux voiles de l’illusion. C’est de ce purgatoire occulté qu’il faut s’inquiéter.

Les réseaux sociaux ne créent pas de liens. Ils isolent les personnes  dans une bulle virtuelle, où la lâcheté individuelle ou collective sous couvert de l’anonymat est la porte ouverte à toutes les exagérations. Ainsi, les moqueries de cour d’école, de collège ou de lycée à l’encontre d’un élève prennent sur les réseaux sociaux des allures de règlements de comptes publics sur des forums 2.0.

Les émotions n’ont plus de limites, car Internet ne propose aucun frein aux dérives. Un mot en appelle un autre, et de mots en maux, une grande partie de la jeunesse, notamment, se déverse en insultes dans ce grand défouloir virtuel.

La recherche de reconnaissance est soumise au nombre de « Like » ou de « Followers », comme si la quantité pouvait prouver quoi que ce soit. Malheureusement, bon nombre tombent dans les affres de la dépression lorsque « Like » ou « Followers » viennent à manquer.

Ajouté aux maux, ce ne sont plus des bleus digitaux mais de réelles blessures physiques et mentales qui détruisent les plus fragiles.

Les parents eux-mêmes, parmi les plus impliqués auprès de leurs enfants, se sentent de plus en plus impuissants, car l’addiction aidant ils ne peuvent plus freiner voire interdire l’accès à cette intrusion dans leurs foyers. Lorsque le temps n’existe plus pour un internaute focalisé sur son écran, la fatigue cérébrale et physique, principalement en fin de journée et la nuit, génère un réel danger de santé mentale sans compter l’hypothermie.

Les outils de communication ne favorisent donc pas la communication, ils réduisent voire détruisent les relations.

Il nous convient donc d’être vigilant. Nous devons replacer des repères afin que nos enfants puissent avoir un vrai cadre correspondant à une réalité vécue.

Interdire ne serait pas la bonne solution, il faut trouver la bonne mesure pour assurer un contrôle sur l’usage de l’Internet avec des règles précises d’utilisation (durée, horaires, etc.)

Le dialogue doit être maintenu entre les générations, constructif et responsable. Toute alerte ne doit pas faire l’objet d’un déballage sur la toile, mais d’un recours vers ses proches dans un premier temps. Les adultes, une fois avertis, pourront prendre les mesures et agir afin de faire cesser pression, intimidation ou harcèlement.

C’est à ce prix que nous éviterons les drames.

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